Ressources formation pro

I. Les labels Qualité

1°) QUALIOPI

En quoi consiste la marque « Qualiopi » ?

La marque « Qualiopi » vise à :

  • attester de la qualité du processus mis en œuvre par les prestataires d’actions concourant au développement des compétences ;
  • permettre une plus grande lisibilité de l’offre de formation auprès des entreprises et des usagers.

Qui est concerné par la marque « Qualiopi » ?

Depuis le 1er janvier 2022, la certification qualité est obligatoire pour tous les prestataires d’actions concourant au développement des compétences qui souhaitent accéder aux fonds publics et mutualisés ; la marque Qualiopi concerne donc tous les prestataires, y compris les formateurs indépendants, dispensant des actions :

  • de formation ;
  • de bilans de compétences ;
  • permettant de faire valider les acquis de l’expérience ;
  • de formation par apprentissage.

Qui délivre la marque ?

La marque « Qualiopi » est délivrée par des organismes certificateurs accrédités ou autorisés par le Comité français d’accréditation (Cofrac) sur la base du référentiel national qualité.

Grâce à a loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel il est possible de bénéficier de fonds publics ou mutualisés (financement par un opérateur de compétences, OPCO, les associations Transitions- Pro, par l’État, par les régions, par la Caisse des dépôts et consignations, via le Compte Personnel Formation, par Pôle emploi ou par l’Agefiph, exposés page : « Tarifs et Financements »).

Rével’aptitudes & Solutions s’engage à suivre un process qualité.

2°) Le RNCP

En France, les titres et les diplômes sont certifiés et ont une valeur sur le marché du travail. Mais il n’est pas toujours simple de connaître toutes les certifications des diplômes. Vous êtes à la recherche d’une formation et vous essayez de comprendre ce que signifient les différentes certifications et les niveaux pour un cursus.

À quoi sert le RNCP ?

Le RNCP, c’est-à-dire le Répertoire National des Certifications Professionnelles, permet de répertorier toutes les formations et tous les titres certifiés par la CNCP. Il contient les fiches descriptives de chaque formation contenant le détail des compétences acquises et des métiers pouvant être exercés avec cette certification ayant valeur nationale accessible par la voie de la formation initiale ou continue. Tous les titres certifiés par le RNCP sont ouverts à la Validation des Acquis de l’Expérience.

3°) La nomenclature des niveaux de certification

Années d’études après le bacDiplôme et grade françaisNomenclature européenne
Bac+8DoctoratNiveau 8 (Ancien Niveau I)
Bac+5MasterNiveau 7 (Ancien Niveau I)
Bac+3Licence, Bachelor et ex-DUTNiveau 6 (Ancien Niveau II)
Bac+2BTS et (ex-)Niveau 5 (Ancien Niveau III)
BacBaccalauréat général, technologique ou professionnelNiveau 4 
Avant le bacCAP-BEP- MCNiveau 3 (Ancien Niveau V)

3°) Le DATA DOCK

Le référencement Datadock, à quoi ça sert ?

Le Datadock est une entreprise, plus précisément un groupement d’entreprises. Pas n’importe lequel puisqu’il regroupe la quasi totalité des financeurs de la formation professionnelle (OPCO, etc.). Il gère une base de données créée en 2015. Celle-ci a pour objectif initial de recenser les organismes de formation aptes à délivrer des formations de Qualité et de procéder à des contrôles, le cas échéant.

Un organisme de formation qui demande Datadock doit prouver sa capacité à respecter 6 critères qualité, déclinés en 21 indicateurs. Concrètement, il dépose des éléments de preuve et cela pour chaque indicateur. Après contrôle et validation, la l’organisme candidat est référençable dans le Datadock.

II. Utilité du MBTI en entreprise

III. Pédagogie : La méthode ADVP –

 

Carl ROGERS

ADVP : Activation du développement vocationnel et personnel vient du Québec.

Au cabinet j’utilise la méthode ADVP pour laquelle j’ai été formé ; en quoi consiste t-elle ? Cette méthode a vu le jour, au début des années 1970 par Denis Pelletier, Charles Bujold, et Gilles Noiseux. 

Elle permet d’aider à :

  • élaborer et se questionner sur son projet de choix d’avenir
  • donner un sens à sa vie, 
  • et ce tout en s’adaptant à la réalité spécifique de son contexte socio-économique. 

Nous entendons souvent dire « L’ADVP, c’est une méthode », « c’est quatre phases« ,  comme si l’on ne retenait de l’ADVP que le processus de résolution de problèmes, présenté comme une sorte d’entonnoir, en quatre étapes : explorer (découvrir), cristalliser (comprendre), spécifier (hiérarchiser, choisir), réaliser (agir). Ceci est en partie juste. Cependant, si l’on en reste là, on passe à côté de l’essentiel : tout ce qui fait le sens et les finalités de l’approche, à savoir les postulats qui la sous-tendent, la pédagogie expérientielle fondée sur les principes de développement, la philosophie de l’existence, la pensée humaniste, les travaux de la psychodynamique du travail, la réflexion sur la posture et les attitudes du professionnel.

Certes, les quatre étapes proposées par l’ADVP sont des repères importants dans la démarche ; elles permettent au professionnel de structurer son accompagnement. Rappelons qu’avant d’être des étapes facilitant la résolution d’un problème, elles sont aussi des tâches que l’on retrouvera maintes fois à chaque étape du processus. Leur récurrence dans ce processus fait qu’elles activent ou réactivent des types de pensée, mobilisent et développent des compétences à faire des choix.

Au-delà de la méthode, de ses étapes, des tâches et des compétences qu’elle mobilise, l’ADVP s’inscrit dans une démarche éducative qui accorde une place capitale à  l’expérience et à la pédagogie expérientielle. Elle se réfère aux travaux de Piaget,  Wallon,  Vygotski  et à la philosophie de l’existence, pour qui l’individu n’est pas prédéterminé, mais se définit et se construit par l’action, ceci en relation avec son environnement. Elle postule que l’individu est capable de s’autodéterminer et de trouver lui-même, pour lui-même, en lui-même, les réponses à ses questions, pour peu qu’il soit accompagné dans cette réflexion. Elle situe le travail, non pas seulement comme un moyen de gagner sa vie, mais comme un moyen de se produire soi-même, comme un prolongement de son identité et comme une source de développement identitaire.

L’ADVP, une démarche comportementaliste ?

L’action et l’expérience facilitent les apprentissages. Une connaissance significative, c’est à dire qui diversifie et enrichit les façons de penser, qui transforme les représentations et la vision du monde, et par conséquent, les attitudes, résulte davantage d’une expérience personnelle que de conseils ou d’informations (aussi pertinents soient-ils) transmis de l’extérieur. La pédagogie expérientielle utilisée propose un engagement personnel. La personne toute entière s’implique, prend des initiatives, s’expose, se découvre. Mais personne d’autre qu’elle ne peut rendre compte de son expérience. En faisant les choses, elle comprend, donne du sens et l’intègre. Cela génère des changements (sans que ceux-ci soient guidés par l’extérieur) dans ses attitudes, sa manière de voir, sa personnalité. Avec les activités qui lui sont proposées, la personne s’autorise, petit à petit, à se reconnaître telle qu’elle est. Elle prend conscience d’un soi en évolution. En ce sens, l’ADVP est une invitation à s’inventer.

L’ADVP : une démarche développementale exigeante sur un plan pédagogique

L’art d’introduire une dimension expérientielle dans tout accompagnement ne relève pas de l’improvisation. Ne confondons pas pédagogie expérientielle et pédagogie « occupationnelle ». Dans une perspective développementale, le professionnel se doit de respecter les trois principes de base essentiels au progrès et au développement de l’individu (parfois oubliés dans l’approche) : faire vivre des expériences, aider à traiter et à donner un sens à ces expériences, faciliter l’intégration de ce sens.

Le développement est en effet vu comme une démarche dans laquelle l’individu explicite son expérience dans le but de se connaître, comprendre, intégrer et réaliser ses désirs, ses aspirations, ses valeurs, de telle sorte que sa vie ait du sens et qu’elle exprime son identité. Le développement n’a qu’une finalité : permettre au sujet d’être profondément qui il est. Pour « activer » ce développement, il ne s’agit pas d’occuper la personne ; l’expérience proposée par le professionnel doit présenter quelque intérêt, quelque signification pour l’individu, même si cet attrait n’est que sous-jacent, latent, susceptible de n’être dénoué que plus tard par l’action engagée. La probabilité que l’expérience contribue à réduire l’incertitude dans laquelle se trouve le sujet, qu’elle annonce un effet bienfaisant pour lui, fait accepter la situation. Une relation sujet-accompagnateur bien établie, sur une base de réciprocité et de transparence aide à cela.

Etre centré sur la personne

Être centré sur la personne  exige du professionnel qu’il adapte, à tout moment, à chaque personne, à chaque groupe, les mises en situation qu’il va proposer. Ce qui suppose d’être à  l’écoute, réactif, précis sur les travaux choisis, directif sur la manière de les proposer, puis empathique, respectueux lorsqu’il s’agit de leur traitement et de leur intégration (cf. La relation d’aide selon Carl Rogers).

L’ADVP ne s’enseigne pas ; c’est un processus à vivre. Puis dans les deuxièmes niveaux de chaque parcours, dans un cadre sécurisant, il est question de faire, d’utiliser, de s’entraîner face à des pairs, afin de gagner en aisance, en sécurité et en compétences. Le troisième niveau permet d’acquérir créativité et souplesse dans l’utilisation, quel que soit le contexte.

ADVP (Activation du Développement Vocationnel et Personnel) (le-patio-formation.fr)

IV. Validation des Acquis de l’Expérience

Conditions pour bénéficier de la VAE :


La loi instaure un accès universel à la VAE. Toute personne, et non plus les seules personnes engagées dans la vie active, pourront bénéficier du dispositif.
Le dispositif est ouvert à toute expérience permettant l’acquisition de compétences directement liées à la certification visée, dont le bénévolat.


Les périodes de mise en situation en milieu professionnel sont prises en compte dans la durée d’expérience.
Le minimum d’un an pour cette durée d’expérience est supprimé.


Les actions de VAE ne viseront plus uniquement l’acquisition d’une certification complète, mais pourront permettre d’acquérir un ou plusieurs blocs de compétences d’une certification professionnelle.

Le contenu du parcours de VAE est précisé. Il comprend les actions d’accompagnement et, le cas échéant, des actions de
formation ou des périodes de mise en situation en milieu professionnel. Cela aura pour effet de ne plus le conditionner à la phase administrative de recevabilité du dossier de VAE, aujourd’hui formalisée par un Cerfa.

La mise en œuvre de l’accompagnement des candidats débutera ainsi le parcours. Les Régions pourront prendre en charge cet accompagnement sans attendre que le dossier de VAE des demandeurs d’emploi candidats à la VAE ait été déclaré recevable.

Durée du congé de VAE :

Afin de donner au candidat salarié le temps nécessaire à la préparation de son épreuve de validation, la durée maximale du congé de VAE est portée à 48 heures.

Le financement :

Prise en charge par les associations Transitions pro sur la base d’un montant forfaitaire dans la limite de 3 000 euros, des frais de positionnement du bénéficiaire, d’accompagnement à la constitution des dossiers de recevabilité et de préparation au jury.

Tel Transitions Pro:+0491 13 93 80